« Bon courage à la personne qui acceptera de reprendre le flambeau de la figuration. Le passage de Monique Barbut à ce poste a au moins eu la vertu de confirmer le poids politique dont dispose ce ministère sous Sébastien Lecornu : zéro », a réagi la candidate des Écologistes à la présidentielle de l’année prochaine, dans un message adressé à la presse.
La ministre de la Transition écologique Monique Barbut a annoncé mercredi qu’elle « présenterai(t) » sa « démission au Président de la République aujourd’hui », signifiant ainsi ses désaccords après l’adoption définitive de la loi d’urgence agricole.
Le Parlement a entériné mardi ce projet de loi, qui comporte notamment la réintroduction, à titre dérogatoire, de certains pesticides autorisés dans l’UE mais interdits en France.
« Le mandat d’Emmanuel Macron s’est ouvert par la démission d’un ministre de la Transition écologique (Nicolas Hulot, NDLR) lassé de ses reculs sur le sujet. Il se termine par la démission de sa ministre de la Transition écologique lassée de ses reculs sur le sujet », tance Mme Tondelier.
« Cette semaine, c’est elle qui démissionne. Mais demain, c’est tout ce gouvernement qui devrait l’imiter. Pour l’ensemble de son oeuvre en matière d’écologie a minima », a-t-elle poursuivi.
En neuf ans de mandat d’Emmanuel Macron, huit ministres de la Transition écologique se sont succédé.
Jean-Luc Mélenchon, leader de La France Insoumise et candidat à la présidentielle, a lui aussi salué sur X la volonté de démissionner de Monique Barbut.
« Enfin : la ministre de l’Écologie place sa conscience humaine au-dessus des injonctions politiciennes de la coalition pour les pesticides et les lobbies de l’agrobusiness », a écrit M. Mélenchon.




