« Alors qu’il opérait en mer de Norvège dans le cadre de l’opération Firecrest, le groupe aéronaval britannique (qui comprend le HMS Prince of Wales, plusieurs navires, des hélicoptères et des avions de combat, ndlr) a été à plusieurs reprises approché par un avion de patrouille maritime russe de type + Bear-F + », a indiqué un porte-parole du ministère dans un communiqué.
Le « Bear-F » est un avion russe de surveillance maritime et de lutte anti-sous-marine.
L’incident s’est produit le 2 juillet, alors que le porte-avions britannique participe à une mission de dissuasion de l’Otan dans l’Atlantique Nord.
L’appareil « est passé à basse altitude et inutilement près du HMS Prince of Wales et a largué un grand nombre de bouées acoustiques à proximité immédiate du porte-avions », a indiqué le porte-parole, qualifiant ces mouvements d’activité « dangereuse et non professionnelle ».
Les bouées acoustiques sont des sonars lancés pour la détection de sous-marins.
En conséquence, l’avion russe « a été intercepté et escorté par deux F-35 britanniques (…) jusqu’à ce qu’il quitte la zone », a-t-il ajouté.
Depuis l’invasion russe de l’Ukraine en 2022 et la montée des tensions entre l’Otan et la Russie, l’Alliance a considérablement renforcé sa présence et sa surveillance dans l’Atlantique Nord et la région Arctique.
En février, l’Otan a lancé sa mission Arctic Sentry pour muscler la sécurité dans cette région, une initiative visant également à apaiser le président américain Donald Trump.
La présence d’avions et navires russes est régulièrement détectée, comme en mars lorsque des avions de chasses norvégiens ont été déployés à plusieurs reprises pour identifier des appareils russes, pendant un exercice de l’Otan dans le Grand nord norvégien.




