« La compagnie a commencé à procéder la nuit dernière à près de 1.100 ouvriers quelque 48 millions de bahts », soit un peu plus de 1,3 million d’euros, a déclaré mardi à l’AFP Boonlue Sartpetch, de l’administration de la province de Samut Sakhon, gros centre de l’industrie de la pêche thaïlandaise à l’ouest de Bangkok.
Suite à la grève d’un millier d’ouvriers la semaine dernière dénonçant notamment d’être sous-payés, le groupe Golden Prize a accepté des négociations, en présence de représentants du gouvernement militaire.
Andy Hall, militant britannique du droit du travail ayant défendu la cause des ouvriers, a salué l’effet positif joué dans cette affaire par la crainte de sanctions internationales liées au non-respect du droit du travail dans ce secteur vital pour la Thaïlande.
« Parvenir à un accord dans une affaire comme celle-ci, qui implique tant d’argent, est sans précédent », a déclaré à l’AFP celui qui a attiré l’attention médiatique sur ce dossier.
La conserverie Golden Prize Tuna Canning, qui emploie près de 2.000 ouvriers à Samut Sakhon, la plupart birmans, a refusé de s’exprimer.
Face aux critiques d’exploitation voire d’esclavage de la main-d’oeuvre des pays voisins comme la Birmanie ou le Cambodge, la Thaïlande, troisième plus gros exportateur de produits de la mer, multiplie les signes de bonne volonté.
Elle a ainsi annoncé récemment la régularisation depuis le printemps 2015 de plus de 70.000 travailleurs illégaux employés jusqu’ici dans son industrie de la pêche.
La Thaïlande est sous pression des Etats-Unis et de l’Union européenne, qui pourraient lui fermer leurs marchés si le pays ne fait pas le ménage, notamment en termes de pêche illégale et de travail forcé.




