Le navire, qui se situait à 65 milles nautiques (environ 120 km) de la ville au sud du Yémen d’Al-Mukalla, a été « arraisonné par des personnes non autorisées alors qu’il naviguait vers l’est dans le golfe d’Aden », a indiqué l’UKMTO.
Selon un communiqué des garde-côtes yéménites, le navire ASANA a été capturé par « un groupe de pirates somaliens » et se dirige « vers le sud-est, en direction de la Somalie ».
La société de sécurité maritime Ambrey a également rapporté que le chimiquier et pétrolier battant pavillon tanzanien avait « été arraisonné par un groupe présumé de pirates ».
Le Centre de sécurité maritime de l’océan Indien (MSCIO), rattaché à la mission navale de l’UE de lutte contre la piraterie dans la région, a déclaré « enquêter sur l’incident et surveiller le navire ».
Le golfe d’Aden, entre le Yémen et la corne de l’Afrique, relie la mer Rouge à l’océan Indien.
C’est l’une des voies maritimes les plus empruntées alors que le trafic subit des perturbations importantes dans le détroit d’Ormuz, conséquence de la guerre entre l’Iran et les Etats-Unis, déclenchée le 28 février par des bombardements israélo-américains.
Dans cette zone, le Centre d’information maritime conjoint (JMIC), géré par une vaste coalition maritime de 47 pays déployée dans le nord de l’océan Indien, a relevé en mai à « grave » le niveau d’alerte (4 sur une échelle de 5) après une série d’attaques de pirates somaliens qui sont parvenus à s’emparer de plusieurs bateaux au large du Puntland, Etat du nord-est de la Somalie et du Yémen.




