Chronique navale du 5 juillet

5 juillet 1770 : Bataille navale de Tchesmé

Affrontement entre les flottes de la Russie de Catherine II et de l’Empire ottoman lors de la guerre russo-turque de 1768-1774. Elle se déroula lors de l’épisode dit de la révolution d’Orloff dans le chenal entre l’île de Chios et la ville d’Asie mineure de Tchesmé.

La flotte ottomane avait évité la flotte russe tout le printemps 1770. Le capoudan-pacha espérait que la contre-attaque terrestre affamerait les troupes russes qui privées de ressources et de vivres seraient vaincues sans combat. Après avoir mouillé à Nauplie, la flotte s’était réfugiée à Chios. Rejointe par la flotte russe, elle ne put refuser plus longtemps l’affrontement.

Le capoudan-pacha plaça sa flotte en croissant le long du rivage et gagna la terre ferme. Il laissa le navire amiral, la Capoudana à son second Hassan-Bey.

Au bout de quatre heures de combat, la capoudana était abordée par le navire amiral russe. Le combat se déroula au corps à corps jusqu’à ce que la capoudana explosât, faisant couler en même temps les deux navires. Les navires ottomans survivants se réfugièrent dans la baie de Tchesmé. Ils y furent coulés par des brûlots. Un seul vaisseau turc ne fut pas coulé : il fut pris par les Russes.

C’est la plus grande défaite subie par l’empire ottoman depuis la bataille de Lépante. La marine russe est désormais maîtresse de la mer Égée, où elle reste pendant cinq ans. Cette victoire russe, le même jour que celle de Larga et deux semaines avant celle de Kagul, met Catherine II en position de force pour les négociations de paix mettant fin à la guerre russo-turque.

Source : Wikipédia

Peinture d’Ivan Aïvazovsky (1817-1900)

5 juillet 1081 : Naissance de David Farragut.

Il a été le commandant en chef de l’U.S. Navy pendant la guerre de Sécession. Il fut le premier amiral de la flotte américaine. On se souvient de lui dans la culture populaire pour son ordre donné lors de la bataille de Mobile (5 août 1864) : « Au diable les torpilles, en avant toute ! »

En 1866, le Congrès des États-Unis lui accorde le grade d’amiral qu’il est le premier à obtenir.

En 1867-1868, il commande l’escadre d’Europe (“European squadron”).

En 1868, il est pressenti pour se présenter comme candidat à la présidence, mais décline la proposition.


5 juillet 1802 : Naissance de Pavel Nakhimov

Il était un des amiraux les plus célèbres de l’histoire navale russe. Il est connu pour avoir commandé les forces navales et terrestres lors du siège de Sébastopol, pendant la guerre de Crimée.

Pendant la guerre de Crimée, Nakhimov se distingua à nouveau par la destruction de la flotte ottomane à la bataille de Sinop, en 1853. Il eut son heure de gloire pendant le siège de Sébastopol, lorsque lui et l’amiral Vladimir Kornilov organisèrent depuis le début la défense de la ville et de son port qui était la base de la Flotte de la mer Noire russe. En tant que commandant du port et gouverneur militaire de la ville, Nakhimov était de facto à la tête des forces de défense de Sébastopol. Le , alors qu’il inspectait les positions avancées à Malakoff il fut mortellement blessé par un tireur embusqué.


5 juillet 1833 : l’escadre britannique de Charles Napier défait la flotte de Dom Miguel lors de la bataille du cap Saint-Vincent.

La flotte de Napier était constituée de six navires (trois frégates, une corvette, un brick et une goélette). Le tout transportant 176 canons. Il a aussi sous son commandement quelques navires à vapeur dont il espère se servir comme remorqueurs. Espoir déçu par la fuite des navires le 4 juillet. De son côté, la flotte absolutiste compte trois vaisseaux de ligne, une frégate, un xebec, trois corvettes et deux brigs. Ce qui fait un total de 372 canons. Le 5 juillet à 4h du matin, le vent se lève pour se calmer peu après. Napier attaque alors son adversaire tout en ayant à l’esprit l’impossibilité qu’il a de pouvoir soutenir une longue canonnade. Grâce à une habile navigation, il empêche son adversaire de se servir de ses canons et monte à l’abordage, la décision se fera au corps à corps. Durant ce combat, les libéraux capturent trois vaisseaux de ligne, une frégate et une corvette dont les équipages acceptent de combattre pour Marie II. Un autre navire se joindra ensuite aux libéraux. Vaincu, le reste de la flotte de Michel se replie sur Lisbonne. Les pertes des forces de Napier se sont élevées à seulement trente morts dont le commandant du Rainho de Portugal ainsi que deux autres capitaines. Les libéraux eurent aussi 60 blessés dont le beau-fils de Charles Napier. Les absolutistes eurent eux entre 200 et 300 pertes dont la mort du commandant, Manuel António Marreiros. Le 6 juillet, apprenant la victoire, Pierre nomme Napier vicomte du cap Saint-Vincent. Peu de temps après, la flotte libérale fut ravagée par le choléra qui faisait rage à l’époque sur le territoire portugais. Il réussit à mettre le reste en sécurité à Lisbonne récemment reconquise par les libéraux. À la suite de la libération du sud du pays avec notamment la bataille d’Almada, Napier rendit visite à l’amiral Sir William Parker qui le reçut comme un amiral (au vu de son grade portugais). Bien que les Français insistèrent pour que Charles Napier soit radié des listes de la Royal Navy, il sera plus tard rétabli dans son grade à la Royal Navy et avec lui tous les officiers britanniques qui combattirent au côté des Portugais. Ce combat fut considéré par la marine britannique comme un haut fait d’armes. Pour les Portugais, la bataille du cap Saint-Vincent permit en partie la capture de Lisbonne et donc le renversement de Michel 1er.

Source : Wikipédia

Antoine Léon Morel-Fatio — Palácio de Queluz. D. Pedro d’Alcântara de Bragança, 1798-1834.

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