HSTOIRE : Chronique navale du 20 juin

20 juin 1631 : sac de Baltimore, par les pirates barbaresques.

Le plus important que les pirates barbaresques aient jamais commis dans les iles Britanniques, cet attentat a été orchestré par le capitaine renégat néerlandais Jan Janszoon (cf illustration ci-dessus), appelé après sa conversion à l’islam Mourad Raïs le Jeune, qui se fit conduire au village par le capitaine d’un bateau de pêche capturé au cours de l’expédition, un catholique du nom de Hackett, en échange de sa liberté. Interrogé pour obtenir des informations sur des cibles potentiellement fructueuses, Hackett aurait désigné le village de Baltimore comme une proie de choix, en raison des griefs nourris par les catholiques irlandais contre les habitants protestants de ce village. Hackett, qui sera, par la suite, arrêté et pendu du haut de la falaise hors du village, est considéré comme un patriote par l’Histoire irlandaise, tandis que l’Histoire anglaise fait de lui un traitre. En 1627, Jan Janszoon avait déjà effectué un raid particulièrement audacieux sur Reykjavik, cette expédition lui permettant de ramener des peaux, du poisson fumé, mais surtout, 400 Islandais, ce qui témoigne de l’emprise des corsaires de Salé sur l’Atlantique. D’autres sources mentionnent également, au cours de cette même expédition, le sac de Grindavík et d’autres lieux tels que les îles Vestmann.

Au lendemain du raid, les colons restants furent transférés à Skibbereen et Baltimore fut pratiquement désertée pendant des générations. L’incident a inspiré à Thomas Davis son célèbre poème, The Sack of Baltimore, dont il est évident qu’il croyait que la esclaves étaient des O’Driscolls plutôt que les planteurs qui les avaient supplantés. L’ouvrage The stolen village : Baltimore and the Barbary pirates de Des Ekin offre un compte rendu détaillé du sac de Baltimore. En 1999, le scénariste irlandais Sean Boyle a dépeint le raid sur Baltimore dans un scénario intitulé Roaring Water, The Sack of Baltimore.


20 juin 1756 : Lancement du vaisseau de guerre L’Océan

Il est mis à l’eau pendant la vague de construction qui sépare la fin de guerre de Succession d’Autriche (1748) du début de la guerre de Sept Ans (1756). Faisant partie de la série des vaisseaux de 80 canons lancés par les constructeurs français à partir du milieu des années 1740, il est considéré comme réussi. Navire-amiral de l’escadre de Méditerranée à partir de 1757, il ne fait cependant que deux campagnes car il est détruit à la bataille de Lagos en 1759.


20 juin 1783 : Bataille de Gondelour

Bataille de Gondelour près de la côte de Coromandel, le 20 juin 1783. Les vaisseaux de Suffren (à gauche) affrontent l’escadre de Hughes (à droite). Tableau d’Auguste Jugelet (1805-1874).

19-20 juin 1944 : victoire américaine décisive, à la bataille de la mer des Philippines, pendant la Guerre du Pacifique.

Cette bataille, qui s’inscrit dans le cadre des opérations A-Gō côté japonais et Forager côté américain, fut un désastre pour les forces japonaises, puisqu’elles perdirent la quasi-totalité de leur aéronautique navale embarquée et un tiers des porte-avions engagés. Le sort des armes fut tellement à sens unique que les pilotes américains avaient surnommé cette bataille le « Tir aux pigeons des Mariannes » (en anglais : The Great Marianas Turkey Shoot).

Après cette bataille, la Marine impériale avait perdu l’essentiel de sa force de frappe en termes d’aviation embarquée.

La bataille navale était terminée et l’opération Forager pouvait se poursuivre, qui allait aboutir à la conquête des îles Mariannes et notamment de Saipan, Guam et Tinian, et à l’établissement de bases aériennes qui permettraient bientôt aux États-Unis de faire décoller les bombardiers géants B-29 en direction du Japon.

Les quatre attaques japonaises avaient impliqué 373 avions dont 130 seulement étaient revenus à leur base et beaucoup d’autres avaient été détruits à la suite de leur porte-avions. Au soir du second jour, les pertes japonaises totales se montaient à 3 porte-avions (Shōkaku,Taihō et Hiyō) et 395 avions, tandis que les pertes américaines se limitaient à 23 avions le premier jour et 100 le second (dont les 80 avions perdus du fait de la nuit).

Les pertes subies par la flotte japonaises étaient irremplaçables et l’aéronavale japonaise ne pouvait plus être considérée comme opérationnelle. Lors de la bataille du golfe de Leyte quelques mois plus tard, les porte-avions ne seraient utilisés que comme diversion du fait de leur manque d’avions et de pilotes.

Source : Wikipedia