« Les fabricants français de conserves de poissons doivent faire face à de fortes augmentations de leurs coûts de production. Pour la première fois, les trois espèces majeures du marché sont toutes touchées », indique dans un communiqué l’interprofession qui s’estime « en grand danger ».
Le cours du thon albacore, par exemple, a grimpé de 30% depuis le début de l’année (+25% pour le thon listao en juin 2016 par rapport au second semestre 2015).
Même phénomène d’inflation pour les maquereaux, selon les professionnels qui observent « des niveaux de prix exceptionnels pour la nouvelle saison 2016-2017, de l’ordre de +35% par rapport à la saison 2015-2016 ».
La profession fait état d’un « bond fulgurant » pour les sardines: +49% en moyenne sur la période juin-août 2016 par rapport à la même période en 2015.
De nombreux facteurs sont avancés pour expliquer ces hausses: outre le changement climatique et ses conséquences sur la réserve halieutique (température des eaux, croissances planctoniques, migrations, etc), la hausse du gasoil, le surcoût lié à l’instauration d’une pêche responsable et l’augmentation du cours de l’huile d’olive, ingrédient de base pour les conserves, sont également évoqués.
« Entre juin 2014 et juin 2016, le prix de l’huile d’olive a progressé de 30% », rappelle ainsi la profession.
Cette flambée des cours sur fond de demande toujours plus soutenue, « met la filière en grand danger », selon la profession, qui redoute « une réorganisation du travail dans les conserveries ainsi que des ruptures d’approvisionnements », et craint pour la pérennité des entreprises du secteur.
Les conserveries françaises, qui emploient 2.500 personnes, produisent chaque année environ 315 millions de conserves, pour un chiffre d’affaires de quelque 850 millions d’euros.




