Le président indonésien Prabowo Subianto a abordé la question avec le Premier ministre singapourien Lawrence Wong à Jakarta, alors que l’Asie du Sud-Est subit de plein fouet les effets de la flambée des prix du pétrole provoquée par la guerre au Moyen-Orient.
En avril, le ministre indonésien des Finances, Purbaya Yudhi Sadewa, avait évoqué l’idée de faire payer les navires pour traverser le détroit de Malacca, mais il était ensuite revenu sur cette proposition.
L’Indonésie et Singapour « ont intérêt à ce que le détroit de Malacca reste une voie de passage libre », a déclaré lundi le président indonésien.
« Nous continuerons à coordonner nos efforts avec la Malaisie et la Thaïlande afin que (…) le détroit de Malacca reste ouvert à tous, sûr et accessible », a-t-il ajouté.
Le Premier ministre singapourien, qui a également estimé que le détroit devait rester « accessible », a indiqué que son pays et l’Indonésie s’engageaient à respecter la liberté de navigation et les droits de passage prévus par la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM).
Le détroit de Malacca, entouré par l’Indonésie, la Malaisie, Singapour et la Thaïlande, est le plus important point de passage pétrolier au monde en termes de volume de transit, selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA).
Selon les dernières données de l’agence, plus de 23 millions de barils, soit 29% du total des flux pétroliers maritimes, ont franchi le détroit au cours du premier semestre de l’année dernière.
Samedi, l’ambassadeur d’Iran à Pékin a affirmé que des frais seraient imposés aux navires transitant par le détroit d’Ormuz, tout en assurant que les pays « amis » bénéficieraient d’un traitement « spécial ».
En temps de paix, un cinquième du pétrole et du gaz naturel mondiaux transite par le détroit d’Ormuz, qui a été largement bloqué à partir du déclenchement des frappes israélo-américaines sur l’Iran le 28 février, entraînant une flambée des prix de l’énergie.
L’Iran a levé son blocus du détroit dans la foulée de la signature d’un protocole d’accord avec les Etats-Unis le 17 juin. Des négociations sur un règlement permanent du conflit se poursuivent.




