Le président américain avait évoqué lundi une taxe de 20% sur les navires transitant par cette voie stratégique, avant d’y renoncer dès le lendemain au profit d’éventuels accords commerciaux avec les Etats du Golfe.
Même si les modalités de ces accords restent inconnues et ne relèvent pas de l’OMI, « il n’y a aucune marge de manoeuvre pour que des pays commencent à interpréter les règles du droit international afin d’introduire des restrictions » , a insisté M. Dominguez.
Le responsable panaméen souligne qu’il n’existe « aucun fondement » juridique permettant d’imposer des frais ou péages dans ces passages maritimes.
Le détroit d’Ormuz, entre l’Iran et Oman, constitue l’une des principales artères du commerce énergétique mondial.
Réunie la semaine dernière à Londres, l’OMI avait estimé que les Etats devaient rejeter les tentatives de l’Iran d’exercer une souveraineté sur le détroit d’Ormuz, ainsi que la décision « unilatérale » de Téhéran de créer une autorité chargée d’y superviser le trafic maritime.
Quelque 18 marins ont perdu la vie depuis le début du conflit dont deux depuis le 14 juillet, et 6.000 marins sont toujours bloqués dans le Golfe, d’après les dernières données de l’organisation, qui a dû stopper leur évacuation fin juin en raison d’attaques.




