Le pays est l’un des principaux fournisseurs de marins pour la marine marchande dans le monde, avec plus de 320.000 professionnels en activité en 2025, selon le ministère de la Marine marchande.
La Direction générale de l’administration maritime (DGMA) indienne a déclaré mercredi soir qu’il ne devait y avoir « aucun déploiement de marins indiens à bord de navires effectuant des voyages impliquant le passage par le détroit d’Ormuz jusqu’à nouvel ordre ».
« La DGMA continue de suivre de près l’évolution de la situation sécuritaire et reste déterminée à préserver la sécurité, la sûreté et le bien-être des marins indiens », a-t-elle indiqué dans un communiqué.
Cette directive fait suite à la mort d’au moins deux marins indiens dans des attaques contre des navires commerciaux depuis la semaine dernière.
Les affrontements entre l’Iran et les Etats-Unis ont repris le 7 juillet après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l’Iran.
L’Iran a de nouveau verrouillé le détroit d’Ormuz et a averti que cette voie maritime resterait fermée jusqu’à la fin des « agressions » américaines.
Ce passage situé dans les eaux iraniennes et omanaises voyait transiter avant la guerre un cinquième du pétrole et du gaz liquéfié (GNL) mondiaux.
Les demandes de New Delhi font également suite au lancement lundi de « Seafarer-First » (Les marins d’abord), un mécanisme présenté par le ministre de la Marine marchande, Sarbananda Sonowal, afin de protéger les équipages indiens dans la région.
Cette initiative vise à garantir la sécurité de « chaque Indien à bord de chaque navire, quel que soit son pavillon », selon un communiqué du gouvernement.
Le ministère indien des Affaires étrangères a qualifié mardi les attaques contre la marine marchande dans la région de « profondément préoccupantes ».




