Le Panama se plaignait du fait que ses navires soient soumis à davantage de contrôles en Chine, accusant Pékin de faire ainsi pression à la suite de l’annulation de la concession d’une entreprise de Hong Kong qui exploitait deux ports du canal de Panama.
« Les discussions entre les autorités des gouvernements panaméen et chinois ont porté leurs premiers fruits, permettant une diminution significative des immobilisations de navires battant pavillon panaméen dans les ports du pays asiatique », a annoncé jeudi le gouvernement du Panama dans un communiqué.
Le nombre de navires immobilisés est passé de 140 en mai, à 16 depuis le mois de juillet, a-t-il détaillé.
Des négociations à Pékin la semaine dernière ont permis aux deux pays de trouver un consensus. Le renouvellement de l’accord qui devait expirer cette année permettra aux navires battant pavillon panaméen de bénéficier d’avantages tels que des tarifs portuaires préférentiels et des formalités simplifiées dans les terminaux chinois.
Selon les médias locaux, près de 500 navires panaméens ont été retenus pour inspection en 2026, un chiffre sans précédent.
Le Panama a pris le contrôle de deux ports précédemment exploités par une filiale de CK Hutchison, un conglomérat basé à Hong Kong, sur cette voie de passage où transite 5% du commerce mondial, à la suite d’une décision rendue en janvier par la Cour suprême panaméenne.
Pékin accuse le Panama de céder aux pressions du président américain Donald Trump, qui affirme que la Chine souhaite contrôler cette voie commerciale essentielle entre l’Atlantique et le Pacifique et a menacé l’an dernier d’en reprendre le contrôle.




