Mercredi, le ministre yéménite de l’Information, Mouammar Al-Iryani, les avaient accusés de chercher à imiter l’Iran, qui veut imposer des droits de passage aux navires dans le détroit d’Ormuz, de l’autre côté de la péninsule arabique.
Pour lui, une telle mesure pourrait davantage accroître les turbulences sur les marchés mondiaux de l’énergie, alors que les prix du pétrole ont connu de fortes hausses depuis le début de la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran fin février.
Le Centre de coordination des opérations humanitaires, affilié aux Houthis, a démenti « l’exactitude des informations relayées par certains sites d’actualités et plateformes médiatiques, concernant l’intention de la République du Yémen d’imposer des frais financiers en contrepartie du passage des navires par le détroit de Bab el-Mandeb », selon l’agence de presse yéménite Saba, liée aux rebelles.
Dans un communiqué, le Centre a souligné que le passage des navires par ce détroit était « gratuit ».
Le passage de Bab el-Mandeb s’est avéré stratégique pour l’acheminement de pétrole de l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial, alors que le détroit d’Ormuz est quasi verrouillé par l’Iran.
La semaine dernière, les Houthis ont annoncé imposer un blocus aux ports saoudiens en mer Rouge et ont depuis revendiqué des attaques contre des pétroliers et des installations pétrolières du royaume.




