Les discussions marquent « une étape importante dans nos relations bilatérales », a déclaré le ministre indonésien des Affaires étrangères Sugiono, qui ne porte qu’un seul nom, en accueillant son homologue chinois Wang Yi.
« Elles constituent une plateforme stratégique tournée vers l’avenir, guidant notre partenariat bilatéral à travers nos cinq piliers – politique, économique, maritime, échanges entre nos peuples et sécurité », a-t-il détaillé.
L’Indonésie mène une politique étrangère neutre, qu’elle qualifie de « libre et active », s’efforçant de se maintenir à équidistance de Pékin et Washington.
Début août, Jakarta et Pékin ont suscité la colère de Taïwan avec des maoeuvres conjointes entre leurs marines au large de la côte est de l’île. L’exercice impliquait une frégate indonésienne de retour d’une escale dans le port russe de Vladivostok.
Taïwan a qualifié ces exercices de « provocation militaire » du Parti communiste chinois.
Wang Yi a déclaré vendredi qu’il était crucial pour Pékin et Jakarta « d’accroître la communication stratégique, de renforcer la coordination stratégique » en tant qu’importants représentants du Sud global.
« Le monde d’aujourd’hui est mouvant et tourmenté », a déclaré le chef de la diplomatie chinoise selon des propos traduits fournis par le ministère indonésien des Affaires étrangères.
« Nous constatons un unilatéralisme et un hégémonisme. Ils ont porté un coup sévère à ce monde ainsi qu’à l’agenda du développement global », a-t-l ajouté.
A l’ordre du jour vendredi figurait aussi la première réunion d’un « Mécanisme de dialogue stratégique global Chine-Indonésie ».
Wang Yi devait ensuite être rejoint par le ministre chinois de la Défense, Dong Jun, pour des discussions avec l’Indonésie sur « la sécurité politique et la coopération en matière de défense, ainsi que sur les situations internationales et régionales », selon Pékin.
L’an dernier, Jakarta a rejoint le bloc des économies émergentes des BRICS, qui comprend la Russie et la Chine.
Mais le président indonésien Prabowo Subianto a également signé un accord commercial avec le président américain Donald Trump et a rejoint son « Conseil pour la paix ».




