« Tandis que nos vaillantes forces armées sont pleinement préparées à défendre la patrie, l’Iran continue de donner une chance à la diplomatie », a déclaré M. Araghchi dans un message sur X.
« Nous restons en contact étroit et permanent avec les intermédiaires afin d’examiner des idées qui peuvent garantir la mise en oeuvre de notre plan de sept jours », a-t-il ajouté.
L’Iran avait annoncé fin septembre avoir soumis une proposition aux États-Unis pour rouvrir sous sept jours le détroit d’Ormuz – à compter de la validation de l’accord.
Donald Trump avait rejeté cette proposition, mais laissé la porte ouverte à la poursuite de négociations indirectes.
M. Araghchi s’est exprimé alors que se multiplient les menaces des États-Unis et d’Israël de reprendre les attaques contre l’Iran.
L’Iran avait précisé en septembre conditionner la réouverture du détroit d’Ormuz, stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, notamment à un cessez-le-feu de sept jours, le dégel de ses avoirs détenus à l’étranger, la levée des sanctions frappant son secteur pétrolier ainsi que la fin du blocus naval américain contre ses ports.
Ces conditions figuraient dans un protocole d’accord américo-iranien conclu en juin en vue d’un règlement du conflit.
Le site d’information américain Axios a rapporté mercredi que des médiateurs régionaux conduits par le Qatar s’activaient pour relancer les discussions irano-américaines et empêcher une reprise de la guerre après les élections de mi-mandat du 3 novembre aux États-Unis.
Selon Axios, qui cite notamment des sources américaines et israéliennes, les Qataris tentent « de convaincre l’Iran d’autoriser les inspecteurs de l’ONU à visiter ses sites nucléaires bombardés en échange d’un certain allègement des sanctions » américaines.
Une délégation qatarie s’est rendue à Téhéran dimanche pour des discussions concernant les négociations, le détroit et les approvisionnements énergétiques, a indiqué l’Iran.
Depuis le déclenchement de la guerre par des frappes israélo-américaines fin février, l’Iran revendique le contrôle du passage maritime et cible régulièrement les navires qui tentent de le traverser sans son autorisation.




