Le résultat net est ressorti à 58,4 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires de 3,04 milliards d’euros grâce à l’international. Les prises de commande s’élèvent à 3,52 milliards.
« Nos équipes sont plus que jamais mobilisées pour assurer la disponibilité opérationnelle des navires de la Marine nationale dans le respect des calendriers et des performances attendus », a déclaré Hervé Guillou, le PDG du groupe.
« Nous poursuivons avec détermination nos efforts d’amélioration afin de dégager les marges nécessaires pour financer nos développements sur notre coeur de métier, à l’international et dans l’énergie », a-t-il ajouté lors d’une conférence téléphonique.
Comme prévu par le groupe après sa perte de 347,3 millions d’euros l’an dernier, DCNS, détenu par l’Etat (65%) et Thales (35%), est parvenu à redresser la barre grâce à des économies, aux premiers effets du plan de progrès et à l’amélioration de la compétitivité.
DCNS, qui emploie 12.771 personnes, a lancé un plan d’économies de 100 millions d’euros et engagé des négociations avec les syndicats sur la suppression de 1.000 postes sans licenciements. « Nous avons réalisé une majeure partie des économies » prévues dans ce plan, a déclaré Frank Le Rebeller, le directeur général adjoint à des journalistes.
Le résultat net est néanmoins affecté par les pertes enregistrées sur le programme du réacteur nucléaire Jules Horowitz. DCNS en a négocié fin 2015 une sortie à l’amiable avec le CEA, souligne-t-il. DCNS avait dû une partie de sa perte en 2014 à des charges et provisions liées à ce réacteur de recherche.
En 2015, l’international a représenté la moitié du chiffre d’affaires, une « proportion exceptionnelle du fait de la livraison très rapide de la frégate FREMM à l’Egypte », souligne le groupe.
En février 201, Le Caire avait acheté 24 avions de combat Rafale, une frégate multimissions FREMM et des missiles, pour un total estimé à 5,2 milliards d’euros avec équipements et formation.
Enfin, l’activité a également été portée par les programmes de sous-marins au Brésil et en Inde et celui concernant des navires de surface pour la Malaisie. En France, ce sont les grands programmes nationaux, principalement FREMM et sous-marins Barracuda, qui l’ont soutenu, ainsi que les services pour plus d’un milliard d’euros.
En termes de prises de commandes, DCNS est parvenu à un « book to bill » (prises de commande/chiffre d’affaires, NDLR) de 1,15 « qui préfigure un retour à la croissance rentable », souligne-t-il.
Au total, les prises de commandes s’élèvent à 3,52 milliards d’euros grâce à la FREMM vendue à l’Egypte, et pour plus de 2 milliards, par les nombreux contrats remportés par l’activité services. Le groupe a également signé l’an dernier, toujours avec Le Caire, la vente des deux porte-hélicoptères BPC « Mistral » destinés originellement à la Russie, dont le transfert de pavillon prévu en 2016.
Au total, le carnet de commandes ressort à 12,26 milliards d’euros, soit quatre années de chiffres d’affaires.
Pour 2016, DCNS prévoit une légère croissance de son chiffre d’affaires et la poursuite de l’amélioration de son résultat opérationnel et de sa rentabilité opérationnelle. Il vise également un résultat net en progression de l’ordre de 10 à 15%.
A l’export, le groupe est positionné sur le contrat en Australie pour le renouvellement de la flotte de sous-marins océaniques de plus de 4.000 tonnes du pays, « qui va nécessiter un effort soutenu toute l’année ». La décision est attendue à l’été voire au troisième trimestre 2016.
« Nous sommes en ordre de marche avec une feuille de route claire pour les 10 années à venir », a souligné Frank Le Rebeller, avec un renforcement de la rentabilité et de la compétitivité du groupe.
dlm/cb/mml
THALES
DASSAULT AVIATION




