Les Affaires étrangères chinoises ont réagi à l’annonce, mercredi, par les autorités judiciaires américaines de la saisie de noms de domaine sur internet soupçonnés, selon elles, de servir à des agents chinois pour dissimuler l’origine de leurs cyberattaques.
Pékin s’oppose à la pratique américaine courante consistant « à la calomnier sous prétexte de préoccupations liées à la cybersécurité », a dit lors d’un point presse régulier un porte-parole des Affaires étrangères, Lin Jian.
« Les États-Unis sont mondialement reconnus comme la plus grande puissance de piratage et de surveillance au monde », a-t-il poursuivi. « La Chine est très préoccupée par les agissements des États-Unis en matière de cybersécurité », a-t-il ajouté.
Le gouvernement américain a des antécédents de « cyberattaques contre les infrastructures critiques » chinoises et de prépositionnement de capacités « en vue d’opérations destructrices de grande envergure », a-t-il affirmé.
La saisie des noms de domaines annoncée mercredi est « la dernière en date d’une série d’opérations techniques pour démanteler les activités de cyberpiratage indiscriminées parrainées par la République populaire de Chine », dit dans un communiqué le ministre américain de la Justice, Todd Blanche.
Le même jour, le président Donald Trump a déclaré l’état d’urgence nationale sur le réseau électrique américain, interdisant l’achat et l’installation d’équipements venus de pays sous embargo américain sur les armes, visant manifestement la Chine sans la nommer.
Sur ce point aussi, le porte-parole chinois a dit l’opposition de son pays à l’instrumentalisation de la sécurité nationale.
Le président Xi Jinping doit être reçu par Donald Trump fin septembre. Interrogé sur le sujet, le porte-parole chinois a répondu que les deux capitales restaient en communication sur les interactions entre présidents.
Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a rencontré mercredi l’ambassadeur américain en Chine, David Perdue, a rapporté l’agence Chine nouvelle.




