Début en septembre de la dépollution des sous-marins SNLE (Naval Group)

Ces cinq sous-marins de 7.000 tonnes chacun, ont été retirés du service entre 1996 et 2008. Leurs réacteurs ont déjà été démontés, a précisé à l’AFP le service communication de Naval Group à Cherbourg.

“Ce programme est une première pour Naval Group”, a déclaré Olivier Lezin, son responsable chez Naval Group. C’est la première fois que la France déconstruit des sous-marins nucléaires, les SNLE étant la première génération de sous-marins nucléaires français.

“L’objectif est de recycler 87% de la masse” des navires, a ajouté M. Lezin.

De 12 à 13% de la masse de ces sous-marins fera l’objet d’un “traitement spécifique”, selon Naval Group. Il s’agit par exemple d’amiante, de métaux lourds ou de résidus fluides comme du carburant, selon la même source.

Le désamiantage a été confié à la société Neom, filiale de Vinci, a précisé Naval Group qui ne communique pas sur la quantité d’amiante.

La déconstruction elle-même a été confiée à Veolia, comme annoncé en juin par cette entreprise qui avait alors chiffré ce marché à 40 millions d’euros.

Selon la Presse de la Manche, l’enveloppe globale affectée à la déconstruction est de 120 millions d’euros.

Naval Group ne commente pas ce chiffre mais précise qu’aux opérations menées par Veolia, il faut ajouter les études menées de 2002 à 2012, les travaux de préparation du site ou le désamiantage.

Naval Group a dû ainsi investir dans une mise à niveau des infrastructures, avant de lancer la déconstruction, à hauteur d’une “quinzaine de millions d’euros”, selon le quotidien manchois.

Ces travaux préparatoires, qui incluent la mise en place d’une salle blanche pour l’amiante, ont démarré en octobre 2016, et se termineront en juillet, a précisé Naval Group.

Une soixantaine de personnes doivent travailler sur ce chantier de déconstruction, dont dix de Naval Group, selon l’entreprise.

Le Terrible, le Foudroyant, le Tonnant, L’Indomptable et L’Inflexible mesurent chacun 120 mètres de long pour un diamètre de 10 mètres.

L’opération doit prendre 18 mois pour chacun des sous-marins. Un délai de deux mois sera nécessaire, pour l’entretien, entre chaque sous-marin, selon le groupe.

Les réacteurs qui ont été retirés des sous-marins se trouvent sur un site appartenant à l’État à Cherbourg, a précisé Naval Group.