Emeute dans un centre de rétention sur une île australienne reculée

L’émeute a éclaté après la mort inexpliquée d’un demandeur d’asile évadé de ce centre où les détenus se plaignent de leurs conditions de vie.

Ce centre situé à 2.600 kilomètres au large de Perth (côte nord-ouest de l’Australie) abrite 203 hommes, des demandeurs d’asile ainsi que des ressortissants étrangers dont bon nombre de Néo-Zélandais, condamnés dans des affaires judiciaires et qui sont en cours d’extradition.

« L’ordre ou le contrôle n’ont pas été rétablis dans le centre », a dit lundi le ministre australien de l’Immigration Peter Dutton sur Sky News.

Aucun blessé n’a été recensé, la barrière d’enceinte du camp n’a pas été endommagée et personne d’autre n’a tenté de s’échapper, a-t-il ajouté.

Le ministère de l’Immigration a évoqué « d’importantes perturbations » mais a démenti la survenue d’une « émeute à grande échelle ».

« Le centre demeure sous tension et son personnel s’est retiré du site pour des raisons de sécurité », a ajouté le ministère. « Un groupe de détenus continue de s’agiter et de provoquer des dégâts ».

Les troubles ont éclaté lors d’une manifestation pacifique de protestation dimanche après la découverte du corps d’un demandeur d’asile kurde iranien au pied d’une falaise, d’après la presse australienne.

La police a ouvert une enquête mais selon M. Dutton, les circonstances de ce décès ne sont pas a priori suspectes.

« Les détenus ont saisi l’occasion pour endommager des biens et provoquer des troubles. Des petits incendies ont été allumés dans le centre », d’après le ministère.

Un détenu à l’accent néo-zélandais cité par Radio New-Zealand a raconté que les émeutiers s’étaient armés de battes pour éviter que les autorités ne reprennent le contrôle des lieux.

« On en a assez. On a ça tout le temps, des gens qui essayent de se blesser, de se suicider », a-t-il dit. « On pense qu’ils vont envoyer de nombreux gardiens mais beaucoup de détenus se sont armés de battes de baseball et de piquets au cas où ».

L’Australie mène une politique d’immigration extrêmement restrictive, refoulant systématiquement les bateaux de clandestins. Les demandeurs d’asile qui parviennent à gagner les rives australiennes sont placés dans des camps de rétention dans des endroits reculés.

Sur l’île Christmas, de plus en plus d’étrangers condamnés dans des affaires de droit commun et dont le titre de séjour a été révoqué côtoient les demandeurs d’asile.

Lester Hohua, détenu néo-zélandais, a raconté au groupe de médias ABC que les demandeurs d’asile avaient uni leurs forces à celles des détenus de droit commun. « Tout est parti en vrille », a-t-il déclaré.

Le député d’opposition néo-zélandais Kelvin Davis, qui s’est rendu sur place en octobre, a expliqué avoir été informé que l’émeute avait éclaté au moment où un détenu posait des questions à un gardien au sujet de la mort du demandeur d’asile. Il aurait alors reçu un coup de poing au visage. « La situation est mauvaise », a-t-il ajouté sur TV3.

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