GB : Quand la reine appelait à l’unité en temps de guerre nucléaire

Ce discours fictif, concocté en pleine guerre froide par ses conseillers, était partie prenante d’une série de manoeuvres miliaires et dormait depuis 1983 dans les archives avant d’être rendu public jeudi.

Dans cet exercice, les forces oranges, représentant l’Union soviétique et ses alliés du pacte de Varsovie, ont lancé une attaque chimique sur le Royaume-Uni.

L’Otan, rassemblée sous une bannière bleue, a alors répliqué avec des bombardements nucléaires “limités”, forçant les oranges à demander la paix.

“Alors que nous devons faire front ensemble pour repousser le nouveau mal, prions pour notre pays et les hommes de bonne volonté où qu’ils se trouvent”, dit le texte dont la reine n’a en réalité jamais pris connaissance.

“Aujourd’hui cette folie qu’est la guerre s’étend de nouveau à travers le monde et notre brave pays doit se préparer à vaincre de grands périls”, prévoit encore le discours.

Le texte fait également référence à Andrew, le “fils bien-aimé” de la reine qui était alors pilote d’hélicoptère dans la Royal Navy, et au père, le roi George VI, qui avait surmonté son bégaiement en 1939 pour prononcer, pour de vrai cette fois, son fameux discours de l’entrée en guerre du Royaume-Uni contre l’Allemagne lors de la Seconde Guerre mondiale.

“Je n’ai jamais oublié la peine et la fierté que ma soeur et moi ressentions devant les mots si inspirants de mon père en ce jour fatidique de 1939. Pas un seul instant, je n’aurais imaginé que j’aurais un jour à accomplir la même solennelle et douloureuse tâche”, était censée dire la reine en 1983.

Soucieux de rendre les manoeuvres le plus réaliste possible, ses instigateurs étaient allés jusqu’à imaginer la Une des journaux annonçant le début du conflit. Celle du Sun était ainsi toute noire avec ce titre en page 2: “guerre, le mot que nous ne voulions pas imprimer”.