Greenpeace: Ottawa laconique après la détention d’un Canadien en Russie

“Les agents consulaires restent en contact avec les autorités locales afin de recueillir d’autres renseignements”, a commenté laconiquement à l’AFP une porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères.

Un tribunal de Mourmansk, dans le nord-ouest de la Russie, a ordonné jeudi la mise en détention pour deux mois de sept militants de l’ONG écologiste, ainsi que d’un photojournaliste, pour avoir tenté le 18 septembre d’escalader une plateforme du russe Gazprom en Arctique afin de protester contre ses projets d’exploitation pétrolière.

Parmi les activistes emprisonnés, figure le Canadien Paul Douglas Ruzycki. Selon Greenpeace Canada, un second Canadien, le Montréalais Alexandre Paul, était également visé par ce placement en détention préventive. Cette information n’avait pas été confirmée dans l’immédiat à l’AFP.

Le Comité d’enquête russe a prévenu qu’il allait demander que les 30 membres d’équipage de l’Arctic Sunrise, navire battant pavillon néerlandais, soient maintenus en détention préventive le temps de conclure l’enquête.

Invoquant le droit maritime, les Pays-Bas ont déjà demandé aux autorités russes de libérer l’équipage, menaçant d’intenter une “procédure légale (contre l’arrestation de l’équipage) y compris devant le Tribunal international de l’ONU pour le droit de la Mer”.

Au Canada, Greenpeace a réclamé la tenue d’une réunion avec le chef de la diplomatie John Baird, “mais nous n’avons pas eu de réponse”, a indiqué un porte-parole de l’ONG.

L’unique commentaire officiel sur cette affaire délivré par M. Baird, dont le gouvernement souhaite développer l’exploitation des hydrocarbures dans le Grand Nord canadien, remonte à mardi. Le ministre avait souligné que “dans le passé, Greenpeace avait mené des actions provocatrices en haute mer, et clairement, (l’ONG) devrait suivre toutes les règles spécifiques à la navigation”.