« Dans le cadre de ce partenariat, Latécoère apportera son expertise à travers des échanges techniques et des prestations de conseil afin de soutenir la conception de l’appareil, sa certification, sa maintenabilité ainsi que sa promotion auprès de clients potentiels à travers le monde », selon un communiqué commun.
Alors que le Sud-Ouest de la France est en proie aux incendies depuis une semaine, les projets se multiplient en France pour doter le pays d’appareils français et ainsi concurrencer le monopole des engins canadiens.
La France dispose de deux modèles d’avions bombardiers d’eau pour combattre les incendies: les Canadair, qui la prélèvent sur un plan d’eau, et les Dash 8, à charger au sol.
Hynaero, dont le siège est à Istres près de Marseille, est en train d’achever la conception du Fregate-F100, avec pour objectif une entrée en service en 2031. Il aura la plus grosse capacité du marché, pouvant prélever 10.000 litres d’eau.
« Le Fregate-F100 contribuera à réduire l’impact des incendies sur les écosystèmes, participant ainsi à la lutte contre les effets du changement climatique », assurent les entreprises.
Plus de 2.500 emplois devraient être créés.
L’alliance avec Latécoère « nous permettra d’accélérer son développement, de proposer une alternative moderne et performante aux flottes vieillissantes actuellement en service et d’ouvrir la voie à de nouveaux partenariats, en particulier à l’échelle européenne », s’est réjoui le président de Hynaero, David Pincet, cité dans le communiqué.
« Nous entendons contribuer à l’émergence d’une nouvelle capacité aéronautique européenne, alliant innovation technologique, excellence industrielle et souveraineté stratégique, au bénéfice des opérateurs de sécurité civile et des populations qu’ils protègent », a de son côté affirmé André-Hubert Roussel, directeur général de Latécoère.
D’autres entreprises françaises conçoivent des appareils pour lutter contre les incendies. Kepplair Evolution espère livrer, au second semestre 2027, ses deux premiers modèles du Kepplair 72 tandis que Positive Aviation, implanté à Blagnac, à côté de Toulouse, vise l’année 2028 pour ses premières livraisons du futur FF72.
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