Le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a reculé de 1,89% à 89,03 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, a perdu 1,03% à 83,59 dollars.
Le Pakistan, médiateur dans le conflit entre les Etats-Unis et l’Iran, a affirmé jeudi que des négociations étaient « en cours » afin de « parvenir à une désescalade », en particulier concernant le détroit d’Ormuz, passage stratégique verrouillé par Téhéran, au coeur des tensions.
Le pays a indiqué faire « tout (son) possible pour ramener toutes les parties au protocole d’accord d’Islamabad » signé à la mi-juin et censé ouvrir la voie à des pourparlers de paix.
Ces développements ont permis au marché pétrolier de temporiser.
La reprise des frappes menées par les Etats-Unis et l’Iran, Téhéran visant des bases américaines et des pays alliés de Washington au Moyen-Orient, a provoqué d’importants coups de chaud sur les cours, qui ont encore gagné environ 7% mercredi.
Le conflit s’est étendu à plusieurs nouveaux pays, dont l’Irak et l’Egypte, et vient désormais menacer plusieurs corridors maritimes essentiels aux exportations d’hydrocarbures.
La quasi-paralysie du détroit d’Ormuz se poursuit, Washington a ainsi assuré jeudi avoir en tout « redirigé 24 navires commerciaux, (…) immobilisé 2 et (…) procédé à l’arraisonnement de 2 autres afin de garantir le respect » de son blocus des ports iraniens.
Le trafic maritime en mer Rouge est lui « nettement inférieur » à celui observé avant la mise en place par les rebelles houthis du Yémen, pro-iraniens, d’un blocus sur les ports saoudiens, explique Tamas Varga, de PVM.
« Assurer un approvisionnement fiable en pétrole va devenir de plus en plus compliqué », ajoute l’analyste.
A l’instar des Etats-Unis, plusieurs pays ont accéléré leur cadence de production pétrolière.
Le recours aux réserves stratégiques de pétrole a aussi permis d’atténuer la crise mais à force d’être mises à contribution, celles-ci n’offrent plus la même marge de manoeuvre.
Les opérateurs attendent désormais la nouvelle réunion de l’Opep+ qui devrait déboucher dimanche à une nouvelle hausse des quotas de production pour ses pays membres.




