Après avoir passé la séance à osciller autour du seuil de 85 dollars, le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, a finalement clôturé à 84,95 dollars (+0,26%).
Le prix de son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), a lui pris 0,33% à 79,60 dollars.
En début de semaine, le marché a connu un coup de chaud en raison de la reprise des hostilités au Moyen-Orient puis de l’annonce par Donald Trump de taxe de 20% sur les navires transitant par le détroit d’Ormuz.
La volte-face du président américain a permis de modérer la hausse des cours.
Ses déclarations « introduisent un nouveau niveau de confusion dans le brouillard de droits de douane et de sanctions créé par cette Maison Blanche », souligne John Evans, analyste chez PVM Energy.
La reprise du blocus naval par Washingon des ports iraniens – effective depuis 20H00 GMT mardi – et l’intensification des bombardements ont fait voler en éclat le protocole d’accord signé le 17 juin par les Etats-Unis et l’Iran qui devait mettre fin aux hostilités.
Si « les deux camps affirment contrôler le détroit d’Ormuz, il est indéniable que Téhéran est en mesure de prendre pour cible les navires tentant de traverser cette voie maritime », note David Morrison, analyste pour Trade Nation.
Résultat: seuls treize navires commerciaux ont emprunté le détroit mardi, selon la société de suivi maritime Kpler. « Alors même que l’engorgement semblait s’assouplir quelque peu » depuis la mi-juin, souligne M. Morrison.
Selon une nouvelle analyse publiée mercredi par le Fonds monétaire international (FMI), la reprise des hostilités au Moyen-Orient pourrait avoir de fortes répercussions pour le pétrole et l’économie mondiale.
« Les marchés de l’énergie disposaient d’une marge de manoeuvre suffisante pour absorber » la crise au printemps, notamment grâce aux recours aux stocks stratégiques, pointent les économistes du Fonds.
Selon eux, ce filet de sécurité s’est largement réduit, et « à moins que les stocks ne soient reconstitués, le monde se retrouvera dans une position plus vulnérable lorsque le prochain choc surviendra ».




