Plus de quatre ans après le début de l’invasion russe, les frappes des deux côtés du front sont quotidiennes et montent en puissance depuis plusieurs mois, faisant un nombre croissant de victimes civiles.
Selon l’ONU, le mois de juin 2026 a été le plus meurtrier pour les civils en Ukraine depuis avril 2022.
A Soumy, trois personnes ont été tuées et 17 blessées, dont un adolescent de 16 ans, par des bombes planantes russes, a indiqué sur Telegram Oleg Grygorov, le gouverneur de cette région frontalière de la Russie.
La région d’Odessa a elle été visée par des missiles et drones russes pour le cinquième jour consécutif, faisant trois morts et huit blessés, a annoncé sur Telegram le gouverneur régional, Oleg Kiper.
Selon lui, un entrepôt, un gazoduc et un autre bâtiment ont été endommagés.
Dans la journée, les autorités ukrainiennes et les services de secours ont encore fait état d’un mort dans la région de Mykolaïv (sud), un mort à Kryvyï Rig dans l’est du pays et deux morts dans la région de Donetsk (est) presque entièrement occupée par les forces russes.
Dans la région de Zaporijjia (sud), des frappes russes ont fait trois morts et 15 blessés, ont indiqué les services de secours sur Telegram en publiant des images montrant des pompiers évacuer des corps et des blessés et des bâtiments aux façades détruites.
L’Ukraine a fait face à 122 drones d’attaque, dont 101 ont été abattus, et à deux missiles tirés par la Russie au cours de la nuit, a rapporté l’armée de l’air ukrainienne dans son rapport quotidien.
Le ministère russe de la Défense a de son côté indiqué avoir effectué des frappes dans les ports d’Odessa, Tchornomorsk et Dnipro-Boug, « utilisés pour approvisionner les forces armées ukrainiennes ».
Il a aussi rapporté avoir attaqué des dépôts de carburant, des usines de fabrication de drones et des navires de ravitaillement de l’armée.
Les forces ukrainiennes ont aussi accentué ces derniers jours leurs attaques sur des navires cargo en mer d’Azov, une zone maritime qui constitue une voie de transport importante pour les produits agricoles russes vendus à l’étranger ainsi que pour l’approvisionnement de la Crimée annexée.
Ces attaques ont poussé la Russie à examiner des « routes alternatives de transport », a annoncé le ministère de l’Agriculture mardi.




