« Les informations faisant état de la fermeture du détroit d’Ormuz sont extrêmement préoccupantes en raison de leurs répercussions sur les droits humains bien au-delà de la région », a alerté son dirigeant Volker Türk dans un communiqué.
« Il s’agit d’une voie de passage essentielle dont dépendent des millions de personnes. Toute perturbation des flux de nourriture, de médicaments et d’autres produits de première nécessité entraîne de graves conséquences socio-économiques et humanitaires, tant au niveau régional que mondial », a-t-elle prévenu.
La reprise des bombardements au Moyen-Orient, d’une ampleur inédite depuis le cessez-le-feu d’avril, mine les efforts diplomatiques pour rendre durable le protocole d’accord signé le 17 juin dernier.
Au coeur des différends: le détroit d’Ormuz, où les attaques de navires se multiplient alors que Téhéran revendique le contrôle de cette voie maritime stratégique.
Ce regain de violence « compromet les efforts de paix et aggrave l’instabilité, avec de graves risques pour les droits humains dans l’ensemble de la région », a encore souligné M. Türk, appelant les belligérants à protéger les civils.
« La diplomatie, la retenue et la désescalade doivent être privilégiées », a-t-il ajouté, réclamant de nouveau « un retour immédiat au cessez-le-feu entre l’Iran et les Etats-Unis, ainsi qu’à sa mise en oeuvre dans le respect du droit international ».




