Chronique navale du 6 juillet

6 juillet 1746 : Bataille navale de Négapatam (océan Indien) lors de la guerre de Succession d’Autriche (1740-1748).

La France et l’Angleterre s’y disputent le contrôle des eaux de la côte de Coromandel où se trouvent deux de leurs principaux comptoirs, Pondichéry et Madras. Le combat est indécis, mais se transforme en victoire française avec la retraite de l’escadre d’Edward Peyton. Son adversaire, La Bourdonnais, peut ainsi en profiter pour débarquer ses renforts et s’emparer du comptoir rival de Madras, offrant ainsi la victoire à la France en Inde pour quelques années.


6 juillet 1779 : Bataille navale de la Grenade lors de la guerre d’indépendance des États-Unis.

Elle oppose une escadre de la Royal Navy britannique commandée par John Byron aux forces de la Marine française sous les ordres de Charles Henri d’Estaing. C’est la deuxième grande bataille opposant la France et la Grande-Bretagne après le combat d’Ouessant au large de Brest en 1778. Elle intervient alors que le conflit, entré dans la deuxième année de l’engagement français, reste très indécis.

La bataille, conduite sur le schéma tactique de la ligne de file par des escadres de forces quasi équivalentes, débouche sur une défaite anglaise. Cependant, celle-ci n’est pas exploitée par l’armée navale française car son chef n’en comprend pas l’importance et se contente de la conquête de la petite île de la Grenade.

La bataille témoigne cependant de l’intensification de l’effort de guerre des deux puissances européennes et de la confiance retrouvée de la France dans sa marine de guerre sortie humiliée, quinze ans plus tôt, des défaites de la guerre de Sept Ans.

La Bataille de la Grenade, vue par le peintre Jean-François Hue.

6 juillet 1782 : Bataille navale (mais aussi terrestre) de Négapatam

Affrontement naval entre les onze vaisseaux de la Marine royale française, menés par le bailli de Suffren, et les onze vaisseaux britanniques, de Hughes, dans l’océan Indien au large de la colonie néerlandaise de Negapatam, sur la côte du Tamil Nadu, dans le Sud de l’Inde.

Suffren embarque la 3e légion de volontaires étrangers de la Marine, la poignée de volontaires de l’île Bourbon et un détachement du régiment d’Austrasie. M. de l’Espinassy dirige l’artillerie. Ces troupes et cette artillerie contribuent à la victoire de Suffren sur mer, en face de Negapatam.

Peinture de Dominique Serres (1722-1793).

6 juillet 1801 : Bataille navale d’Algésiras (Baie de Gibraltar)

La bataille se déroule en deux parties distinctes, séparées de plusieurs jours, et se joue entre les forces alliées françaises et espagnoles contre les forces britanniques. Le port espagnol d’Algésiras et le port britannique de Gibraltar se font face l’un à l’autre de chaque côté de la baie de Gibraltar et ne sont séparés que de quelques kilomètres.

Les flottes française et espagnole parvinrent, bien qu’après de lourdes pertes, à leur objectif de s’unir à Cadix. Néanmoins, elles restèrent sous blocus et n’eurent la capacité de réaliser ni les plans égyptiens ni les plans portugais. Les deux batailles, généralement considérées comme une seule liée, se sont révélées décisives pour consolider le contrôle britannique de la mer Méditerranée et condamner l’armée française en Égypte à la défaite, en l’absence des renforts de la marine française.


6 juillet 1943 : Bataille navale du golfe de Kula entre la Marine impériale japonaise et la Marine américaine. La bataille, qui s’insère dans le cadre de la campagne des îles Salomon, a eu lieu dans le golfe de Kula au large de l’île de Kolombangara dans les îles Salomon.

Le soir du , la Task Force 18 commandé par le contre-amiral Walden L. Ainsworth et formé des croiseurs USS Helena, USS Honolulu et USS St. Louis, plus quatre destroyers, patrouillait au nord-ouest de la Nouvelle-Géorgie afin d’intercepter un Tokyo Express signalé dans le détroit de Nouvelle-Géorgie.

À h 6 le , alors qu’il se trouvait au large de Kolombangara, le Task Group entre en contact avec un groupe de dix destroyers chargés de troupes de renfort pour leur base de Vila sur Kolombangara et ouvre le feu, coulant le destroyer Niizuki et tuant l’amiral Akiyama.

Profitant de la lumière offerte par chaque salve tirée par le Helena, deux destroyers japonais tirèrent des torpilles à longue portée et coulèrent le Helena. Les forces japonaises se retirèrent alors sans avoir accompli leur mission, tandis que le Hatsuyuki était endommagé (il allait être bombardé et coulé le lendemain).

Source : National Museum of the US Navy.

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