L’annonce « constitue une victoire majeure pour la protection animale. Elle fait suite à une mobilisation coordonnée de plusieurs organisations de protection animale en France, en Irlande, au Royaume-Uni et à travers l’Europe », se sont félicitées dans un communiqué commun plusieurs associations de défense des animaux dont Welfare et L214.
Selon Stéphane Boissavy, responsable du pôle campagnes et plaidoyer à Welfare, la décision concerne à « peu près 20.000 animaux par an en se basant sur les chiffres de 2025 » sur la ligne Rosslare (Irlande)- Cherbourg.
Interrogée, la Brittany Ferries n’a pas souhaité apporter davantage de précisions sur les raisons de cette décision.
« On alerte depuis le départ que le transport des animaux est en fait contraire à la réglementation. Ce n’est pas uniquement une protestation éthique. On demandait que la loi soit correctement appliquée », a expliqué M. Boissavy.
Selon le communiqué, lors de ces trajets, « les veaux non sevrés arrivent en France après avoir passé plus de 18 heures sans alimentation, une situation contraire aux exigences européennes en matière de protection des animaux transportés ».
La majorité de ces bovins étaient ensuite acheminés vers les Pays-Bas, l’Espagne et la Pologne, « pays qui sont spécialisés dans l’engraissement de veaux mâles pour faire de la viande », selon M. Boissavy.
« Le retrait de Brittany Ferries de ce commerce fait désormais d’Irish Ferries le seul transporteur maritime à poursuivre le transport de veaux non sevrés entre l’Irlande et la France, depuis le retrait de Stena Line de cette liaison l’année dernière », relèvent les associations dans le communiqué, demandant à Irish Ferries de prendre « la même décision ».
Majoritairement détenue par des coopératives agricoles bretonnes, la Brittany Ferries transporte plus de deux millions de passagers par an, principalement entre la France, le Royaume-Uni et l’Irlande.
Fin juin, la compagnie maritime, qui a réalisé en 2025 un chiffre d’affaires de 615 millions d’euros, a annoncé la vente de deux navires et la fermeture d’une liaison maritime transmanche afin de réduire ses coûts dans une conjoncture morose.




