Ancienne décharge du Havre: les matériaux les plus polluants traités à partir de 2024, selon Edouard Philippe

Le Havre, 7 nov 2022 (AFP) – Le traitement des matériaux les plus polluants de l’ancienne décharge du Havre doivent commencer en 2024 pour un premier montant estimé entre 29 et 41 millions d’euros, a déclaré le maire du Havre Edouard Philippe lundi.

Abandonné depuis les années 1990, le site qui contient au total 450.000 m3 de gravats, microplastiques, amiante, bois pollués, pneus, remblais urbains, terres non inertes, hydrocarbure et PCB, déverserait chaque année dans la mer entre 30 à 80 m3 de déchets plastiques, à cause à l’érosion.

La priorité sera de traiter 300.000 m3 de déchets les plus polluants situés en zone érodable et donc susceptibles d’être emportés par la marée, déversés par des entreprises du bâtiment puis des particuliers depuis les années 1960 du haut de la falaise à une dizaine de kilomètres au nord du Havre, sur le site de l’ancienne décharge à ciel ouvert de Dollemard.

Suite aux différentes études, inventaires et sondages lancés depuis 2018 et au chantier test réalisé en 2021 sur 3.000 m3 de déchets, le plan de gestion des décharges de Dollemard prévoit une procédure de dialogue compétitif avec les entreprises de travaux pour concevoir une solution technique en 2023, pour un début des travaux en 2024, échelonnés sur une durée de deux à cinq ans, selon l’option retenue.

Les objectifs prioritaires du projet sont de “stopper la pollution du milieu marin et limiter l’impact environnemental du projet sur cet espace naturel sensible” en pleine zone Natura 2000, mais aucune hypothèse technique n’est encore choisie.

Régler la question de cette décharge dont la tempête Eleanor avait révélé l’ampleur en 2018 avait été l’un des engagements qu’Edouard Philippe, candidat aux municipales de 2020, avait inscrits dans son programme.

Dollemard était aussi l’un des trois sites prioritaires inscrits en février 2022 dans le Plan national des décharges littorales présentant des risques de relargage de déchets en mer, établi par le ministère de la Transition écologique. En cause, ” la hausse du niveau de la mer et l’érosion rapide du trait de côte dus au réchauffement climatique “. En visite au Havre en février, Bérangère Abba alors secrétaire d’Etat chargée de la biodiversité au ministère, avait annoncé que l’Etat financerait le chantier à hauteur de 50%.

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