Céréales ukrainiennes: la Turquie confirme une “réunion probable” cette semaine

Istanbul, 18 juil 2022 (AFP) – Le ministre turc de la Défense Hulusi Akar a confirmé lundi la tenue “probable” cette semaine d’une deuxième réunion consacrée à l’exportation des céréales ukrainiennes en mer Noire avec les pays concernés.

“Un accord de principe (…) a été trouvé” avec l’Ukraine et la Russie pour l’établissement d’un couloir maritime sécurisé permettant le transport de plus de 20 tonnes de céréales bloquées dans les ports d’Ukraine, a indiqué M. Akar, cité dans un communiqué de son ministère.

Selon une source officielle ayant requis l’anonymat, cette réunion pourrait se tenir “mercredi ou jeudi”, après le sommet mardi en Iran des présidents russe, iranien et turc. La chaîne de télévision turque NTV affirme que les pourparlers auront lieu à Istanbul.

“Une réunion à ce sujet est probable cette semaine”, a déclaré le ministre turc à l’issue d’une réunion avec l’état-major de l’armée, en énumérant les “questions techniques” qui restent à préciser: “l’installation d’un centre opérationnel à Istanbul, les contrôles conjoints aux sorties et entrées des ports et la sécurisation de la navigation le long des couloirs”.

Cette nouvelle réunion, après celle du 13 juillet sur les rives du Bosphore, réunira des experts militaires de Russie, d’Ukraine, de Turquie et des Nations unies.

Il s’agissait de la première réunion entre les parties au conflit depuis celle du 29 mars à Istanbul et de la première en présence de représentants de l’ONU, qui appuie le rôle d’Ankara dans la recherche et l’exécution d’un tel accord.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan doit rencontrer mardi à Téhéran son homologue russe Vladimir Poutine, en marge d’un sommet tripartite avec le chef de l’Etat iranien Ebrahim Raïssi.

Moscou a assuré vendredi qu’un “document final” serait prêt “très bientôt” pour permettre l’exportation de céréales.

Lundi, le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a estimé que la reprise des exportations de céréales depuis l’Ukraine était une “question de vie ou de mort” et exprimé “l’espoir” qu’un accord soit trouvé cette semaine.

“La vie de (…) dizaines de milliers de personnes dépend de cet accord”, a-t-il insisté.