Destruction dans la rade de Brest d’une mine historique de 600 kg d’explosif

Cette mine anglaise datant de la Seconde Guerre mondiale avait été découverte en février, lors d’une plongée d’entraînement du groupe de plongeurs démineurs (GPD) de l’Atlantique.

Mesurant plus de 2 m de long, d’un diamètre de 49 cm et avec une charge de 600 kg d’explosif en équivalent TNT, la mine se trouvait dans la rade de Brest, à 500 mètres d’habitations.

Déplacée jusqu’au centre de la rade lundi, à une vingtaine de mètres de profondeur, elle a été contre-minée dans la matinée mardi, provoquant un geyser d’environ cinq mètres de haut, a constaté une journaliste de l’AFP à bord du Styx, bâtiment base du GPD de l’Atlantique.

Si la mine avait explosé sur la terre ferme, elle aurait provoqué un cratère de 15 m de diamètre et des projections d’éclats métalliques sur 1.500 m, a précisé à l’AFP le commandant adjoint du GPD de l’Atlantique.

« On trouvait beaucoup de munitions de cette taille dans les années 60/70 et évidemment immédiatement après-guerre, mais heureusement il y en a de moins en moins », a expliqué à l’AFP Hervé Bedri, chargé du patrimoine historique de la Marine.

« Cette munition avait été lâchée pour pétarder le cuirassé Bismarck qui devait s’amarrer en mai 1941 dans la rade de Brest », mais qui a coulé avant, a ajouté M. Bedri.

En début de semaine, deux grosses bombes américaines de près d’une tonne chacune et datant également de la Seconde Guerre mondiale ont été détruites dans l’estuaire de la Rance, conduisant à l’évacuation de 800 habitants de communes environnantes pendant deux jours, selon la préfecture maritime de l’Atlantique.

Une opération internationale de déminage s’est par ailleurs achevée mardi au large de Dieppe. Elle a permis, en quatre jours, de « blanchir 250 m2 de fonds marins », selon la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord, qui précise que, sur le seul mois de mars, environ 9,5 tonnes d’explosifs ont été détruits dans sa zone de compétence.

L’explosion d’une munition de la Seconde Guerre mondiale avait fait un mort et un blessé en septembre dernier sur une plage de l’île de Groix (Morbihan).

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