« Cette prise est plus de six fois supérieure au volume de cannabis saisi par voie maritime sur l’ensemble de l’année 2025 », durant laquelle les douaniers ont mis la main sur plus de 67 tonnes de cannabis, selon un communiqué.
C’est « l’itinéraire atypique » du conteneur qui a mis la puce à l’oreille des agents: en provenance du Sénégal, il était à destination de la Libye et transportait « des machines-outils ».
Les images obtenues lors d’un contrôle au scanner ont révélé « des anomalies compatibles avec la présence de marchandises dissimulées dans des caches spécialement aménagées », poursuit le communiqué.
Puis en ouvrant le conteneur, les douaniers sont tombés sur les machines-outils de deux tonnes chacune, « installées sur d’imposants caissons métalliques » dont ils soupçonnaient qu’ils pouvaient contenir des caches renfermant « les éléments suspects », précise le communiqué.
S’en sont suivies plusieurs heures de démontage « à la meuleuse, en pleine canicule » afin d’accéder aux caches où se trouvait la drogue, d’une valeur estimée à près de 20,5 millions d’euros, selon les douanes.
Les douanes ont rappelé que « le vecteur maritime (0,6%) est rare pour les saisies » de cannabis, « principalement acheminé par voie terrestre (74,8%) et postale (15%) ».
Début juillet, le ministre des Comptes publics David Amiel avait annoncé un vaste « plan douanes » de 419 millions d’euros pour faire face à la « déferlante » de drogues, notamment de cocaïne, promettant des recrutements et de déployer 25 scanners supplémentaires sur l’ensemble du territoire d’ici 2030.




