« Le contexte international qu’on peut qualifier pour le moins d’instable a eu très peu d’impacts sur l’activité du port », a expliqué Hervé Martel, le président du directoire, lors d’une conférence de presse, ajoutant que le port reçoit « très peu de flux en provenance du Golfe ».
C’est surtout l’activité conteneurs qui a porté la croissance ce premier semestre: par un effet de transbordement, et du repositionnement de certains flux en Méditerranée, elle a progressé de 13% par rapport à la même période en 2025.
L’activité liée aux pétroliers est aussi en hausse, portée par le brut en hausse de 10% par rapport à 2025, « car les raffineries de la zone tournent à plein » selon M. Martel.
Le GNL a connu lui une baisse de près de 50% du fait d’un problème de réseau de la société Natran, qui a connu des incidents et a dû restreindre la pression. Le président du directoire du port a indiqué que « ça devrait être réparé en septembre ». Hervé Martel s’est aussi félicité de l’annonce début juillet par ArcelorMittal du redémarrage de son deuxième haut-fourneau à Fos-sur-mer, « un signal positif pour la sidérurgie ».
En baisse par rapport à 2025: le trafic de voitures (-5 à 6%), sur lequel le port de Marseille-Fos subit la concurrence méditerranéenne.
Du côté des passagers, le port progresse sur le volet croisière (+5%) mais est en recul sur les lignes régulières, sur la Corse de 9% et surtout sur le Maghreb de 13%, où il subit une forte concurrence d’autres ports.




