Eolien en mer: Neoen rejoint le consortium GDF Suez-EDP pour le 2e appel d’offres

“GDF Suez et EDP Renewables viennent de signer un accord avec Neoen Marine en vue de répondre conjointement à l’appel d’offres pour la production d’électricité éolienne en mer. Le consortium ainsi constitué se compose de GDF Suez (47%), EDP Renewables (43%), et Neoen Marine (10%)”, indiquent-elles dans un communiqué commun.

Neoen Marine est détenue à 80% par Neoen, spécialiste des renouvelables lui-même détenu à 63,4% par Impala, la holding de Jacques Veyrat, l’ex-homme fort du groupe Louis Dreyfus qui mène désormais ses propres investissements.

Les 20% restants sont détenus par la Caisse des Dépôts. En pratique, Neoen est une filiale de Direct Energie, le troisième fournisseur français d’électricité et de gaz, également détenu à 40% par Jacques Veyrat.

“Neoen Marine apportera au consortium son expérience reconnue de développeur sur la zone de Yeu-Noirmoutier et sa connaissance des spécificités locales: analyse détaillée du littoral, prise en compte des usages existants, aspects techniques”, fait-elle valoir lundi.

Neoen avait été colauréat d’un des quatre parcs attribués lors du premier appel d’offres organisé par le gouvernement français l’an dernier, celui de Saint-Brieuc. Mais c’était dans le cadre d’une alliance avec l’espagnol Iberdrola et le français Eole-Res.

Pour tenter de remporter le deuxième appel d’offres (deux parcs de 500 mégawatts sont en jeu, au large du Tréport en Seine-Maritime, et des îles d’Yeu et de Noirmoutier en Vendée), le consortium mené par GDF Suez a retenu les éoliennes d’Areva, d’une puissance de 5 mégawatts.

Un concurrent est déjà en ordre de marche: EDF, allié avec l’allemand WPD Offshore, qui s’équipent eux en éoliennes Alstom de 6 mégawatts.

La concurrence pourrait néanmoins être plus grande. Le breton Nass & Wind a annoncé mi-septembre qu’un autre consortium était en cours de finalisation. L’allemand Siemens mène actuellement des discussions pour répondre à l’appel d’offres.

La date limite pour la remise des dossiers à la Commission de régulation de l’Energie (CRE) a été fixée au 29 novembre, avec une décision attendue début 2014.