La nageuse décédée en traversant la Manche était britannique

Susan Taylor est morte à l’hôpital de Boulogne-sur-Mer (nord de la France) vers 19H15 (17H15 GMT), après sa tentative de traversée pour le compte d’associations caritatives.

Selon la page internet de ces organisations, la jeune femme a récolté près de 3.000 livres (3.500 euros) en faveur de l’établissement de soins palliatifs pour enfants Rainbows, ainsi que 2.200 livres pour l’association Diabète au Royaume-Uni (Diabets in UK).

Les donations continuaient d’affluer après sa mort.

« Moins de 1.000 personnes sont parvenues à terminer la traversée à la nage des 34 kilomètres de la Manche, alors que plus de 3.000 ont atteint le plus haut sommet du monde », avait écrit la nageuse sur son site internet.

Kevin Murphy, le secrétaire de la Fédération de natation et de pilotage dans la Manche, s’est entraîné en début d’année avec la jeune femme à Majorque.

« C’est incroyablement triste », a-t-il dit, ajoutant que « tout le monde est effondré parce que c’était une femme tellement agréable et gentille ».

Susan Taylor a été prise en charge par les secours alors qu’elle se trouvait dans le nord-est du cap Gris-Nez, dans la baie de Wissant (Pas-de-Calais), a indiqué dimanche soir la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord (Premar).

Elle était accompagnée dans sa traversée d’un navire anglais de 10 mètres, le « Pathfinder », qui a alerté peu après 17H30 (15h30 GMT) le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) de Gris-Nez et demandé un défibrillateur.

Le CROSS a dépêché l’hélicoptère Dauphin de la marine nationale pour hélitreuiller la nageuse et le personnel paramédical présent à bord du navire accompagnateur, a ajouté la Premar.

Autorisée dans le sens Grande-Bretagne – France, par l’intermédiaire de deux associations reconnues par les autorités britanniques, la traversée à la nage au départ des côtes françaises est « formellement interdite (…) du fait de la dangerosité de la zone où le trafic maritime est particulièrement dense et où les conditions météorologiques peuvent parfois être difficiles », a rappelé la Premar.

Les conditions météo n’étaient pas mauvaises dimanche dans la zone, avec un vent soufflant à environ 9 km/h et une température de l’eau à 15°, selon la Premar.

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