La visite « portera principalement sur le détroit d’Ormuz et la sécurité maritime » et s’inscrit « dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l’agence de presse officielle iranienne IRNA.
Malgré l’accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.
L’Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.
Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d’Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.
En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de « pulvériser » le sultanat d’Oman s’il continuait de discuter avec Téhéran d’une gestion commune du détroit.
« Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu’à présent, tant à Téhéran qu’à Mascate, et ce déplacement s’inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d’Ormuz », a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.




