Navires militaires: offre commune Naval Group et Fincantieri au Canada

“Naval Group et Fincantieri, avec le plein soutien des gouvernements français et italien, vont unir leurs savoir-faire pour présenter au gouvernement canadien une solution +sur étagère+ déjà éprouvée en mer et reposant sur le design de la frégate Fremm, pour la fourniture de 15 navires de combat de surface à la marine canadienne”, ont indiqué les deux groupes dans un communiqué.

Pour le ministère canadien de la Défense, le projet porte sur “l’acquisition de 15 navires pour remplacer les destroyers et les frégates” existants pour “un coût estimé entre 56 et 60 milliards de dollars canadiens” (37 à 39 milliards d’euros).

Selon l’édition vendredi du quotidien National Post, les industriels européens ont offert de construire 15 frégates pour 30 milliards de dollars, soit une sérieuse économie pour les contribuables canadiens.

“Si l’offre était acceptée, les futures frégates seraient construites au Canada chez Irving Shipbuilding” à Halifax, sur la côte atlantique, avec des délais relativement courts, ont indiqué Naval Group et Fincantieri.

Cela “garantira une participation maximale de l’industrie canadienne et la création d’emplois localement, dans le cadre d’un transfert de technologie complet et dédié”, ont-ils ajouté.

Il s’agit de la première offre commune déposée par les deux groupes, déjà partenaires autour des chantiers navals de Saint-Nazaire et engagés dans un processus de rapprochement.

Pour tenter d’emporter ce contrat, Naval Group et Fincantieri promettent également d’intégrer les sous-traitants canadiens comme fournisseurs des deux entreprises pour les constructions et ventes des Frégates européennes multimissions ailleurs dans le monde.

La proposition de Naval Group et Fincantieri est “audacieuse”, selon le National Post, et l’administration canadienne devrait s’y opposer même si une facture finale réduite de moitié place le gouvernement libéral de Justin Trudeau sous la pression de l’opinion publique.

L’offre franco-italienne vient compliquer le processus de décision d’un marché qui était promis à l’offre du Britannique BAE et de l’Américain Lockheed Martin à partir des frégates de type 26 (Global combat ship) de BAE pour la marine britannique, souligne le National Post.

Avec le retard pris sur le projet, le ministère canadien de la Défense prévoit maintenant un début de construction des navires “au début des années 2020”.

Naval Group et Fincantieri ont entamé des discussions en vue d’un rapprochement souhaité par les gouvernements français et italien.

Ils sont également au tour de table de STX France, dont Fincantieri doit prendre le contrôle en 2018. Le groupe italien va contrôler 50% des chantiers navals français, auxquels il faut ajouter 1% “prêté” par l’Etat français.

Aux côtés de Fincantieri (50%) et de l’Etat français (34,34%), Naval Group détiendra 10% de STX France, les employés 2% et des sous-traitants du bassin de Saint-Nazaire, 3,66%.

dlm/mbr/jl/LyS

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