Revue des frets maritimes: les frets pétroliers au plus bas depuis 2009

L’indice composite Baltic Dry Index (BDI), moyenne des tarifs pratiqués sur 24 routes de transport en vrac de matières sèches (minerais, charbon, métaux, céréales, etc.), a terminé vendredi à 1.110 points, contre 1.162 points une semaine auparavant, son premier recul après quatre semaines de nette hausse.

Il était tiré vers le bas par la catégorie des plus gros navires, les « Capesize », que leur taille imposante oblige à naviguer au large des caps Horn et de Bonne-Espérance.

Le Baltic Capesize Index (BCI), indice qui compile les tarifs des « Capesize » a ainsi terminé vendredi à 1.320 points, contre 1.493 points le vendredi précédent, lâchant 12% en l’espace d’une semaine.

« Il y a une baisse de la demande, avec peu de requêtes pour des cargaisons à court terme », ont relevé les experts de l’agent maritime Fearnleys, prévoyant « une poursuite du ralentissement de l’activité des frets à mesure qu’on se rapproche d’août » en raison de l’habituelle trêve estivale.

De plus, le marché restait plombé par l’abondance de navires disponibles et l’arrivée continue de navires sortis des chantiers navals, qui accroissent encore davantage la pression sur les prix du fret.

En revanche, le Baltic Panamax Index (BPI) — qui comporte sept routes, la plupart pour les céréales, empruntées par des navires adaptés aux dimensions du canal de Panama– s’est maintenu en légère hausse, montant vendredi à 1.202 points contre 1.129 points une semaine plus tôt.

De leur côté, les frets pétroliers pâtissaient eux aussi de la surcapacité de la flotte mondiale face à une demande morne.

Ceux qui souhaitent affréter un navire sur les marchés pétroliers « n’ont que l’embarras du choix » face au nombre de tankers disponibles, ont observé dans un rapport publié jeudi les experts de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Si le bassin Pacifique résiste quelque peu, aidé par la bonne tenue de la consommation énergétique japonaise, le bassin Atlantique est particulièrement affecté par un environnement économique morose.

« La demande anémique des Etats-Unis pour les produits raffinés européens continue d’entamer sévèrement les échanges transatlantiques », ont poursuivi les analystes de l’AIE.

Par ailleurs, la baisse de la production d’hydrocarbures en mer du Nord sur les prochains mois, durant la période de maintenance des plateformes, devrait encore diminuer le volume de frets dans l’Atlantique.

L’indice Baltic Dirty Tanker Index (BDTI), moyenne des taux pratiqués sur onze routes de transport de pétrole brut, a fini vendredi à 629 points, au plus bas depuis la mi-novembre 2009, contre 654 points une semaine auparavant.

L’indice Baltic Clean Tanker Index (BCTI), moyenne des prix pratiqués sur cinq routes de produits pétroliers raffinés (essence, gaz liquéfié, fioul de chauffage, etc.), a quant à lui terminé la semaine à 556 points, contre 559 points le vendredi précédent, après être descendu jeudi à 553 points, son plus bas niveau depuis début décembre 2009.

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