La situation est « extrêmement critique », déplore l’institution selon laquelle les réserves en eau disponibles dans le bassin du Pô seront épuisées dans « dix jours » au rythme actuel d’irrigation et en l’absence de pluies.
Conséquence des débits réduits, dans le delta du Pô, l’eau salée de la mer Adriatique remonte le fleuve sur 20 à 25 kilomètres depuis l’embouchure, empêchant en partie l’irrigation des champs, soulignent les autorités qui évoquent aussi un possible impact sur l’écosystème.
La région de Vénétie (nord-est), où le Pô se jette dans l’Adriatique, s’est déclarée début juillet en état d’urgence en raison de la sécheresse.
Les autorités du Piémont (nord-ouest), où le Pô prend sa source, ont convoqué une réunion d’urgence lundi prochain et pourraient décider d’accroître les lâchers d’eau « afin de maintenir l’alimentation du Pô », indique l’Autorité du bassin du fleuve Pô dans son communiqué.
Le Piémont, frontalier de la France, a été l’une des régions italiennes les plus touchées par les récentes vagues de chaleur qui se sont abattues sur l’Europe.
Les niveaux d’eau des grands lacs de la région ont également chuté : sur une semaine, le lac Majeur a vu son taux de remplissage reculer de 17% (-33 cm), et le lac de Côme de 15%, souligne l’institution.




