Ces remarques suivent de violents échanges de frappes entre les Etats-Unis et l’Iran. Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.
Mais ces événements « entament sérieusement la confiance dans la capacité de la trêve actuelle de 60 jours à déboucher encore sur un accord de paix permanent », et les cours ont réagi en conséquence, explique Jorge Leon, de Rystad Energy.
« Même si aucune perturbation physique durable ne se matérialise, l’incertitude entourant la sécurité des navires, les coûts d’assurance, les retards potentiels et le risque de nouvelles représailles devrait maintenir une volatilité élevée à court terme », déplore l’analyste.
Il constate que « les mouvements de navires ont déjà fortement chuté, passant d’environ 20 navires le 6 juillet à seulement 11 le lendemain, tandis que le trafic observé jusqu’à présent aujourd’hui (mercredi) semble totalement à l’arrêt ».
Vers 15H40 GMT (17H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s’envolait de 8,01% à 80,10 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 7,45% à 75,69 dollars.
Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis plus de deux semaines.
Après des tirs imputés à Téhéran sur trois navires commerciaux, les Etats-Unis ont lancé des frappes contre plus de 80 cibles dans la nuit de mardi à mercredi en Iran, selon l’armée américaine.
En Iran, les médias ont fait état de détonations près du détroit et l’agence de presse Mehr a signalé des explosions dans la ville portuaire de Bouchehr, au large de l’île de Kharg, principal terminal pétrolier du pays.
En représailles, Téhéran a dit avoir frappé avec des missiles et des drones 85 installations sur des bases militaires américaines au Koweït et à Bahreïn.
Washington a également rétabli mardi ses sanctions sur le brut iranien, levées par le protocole d’accord signé le 17 juin qui a permis la réouverture du détroit d’Ormuz, par où transitent en temps normal 20% du brut et du gaz liquéfié (GNL) mondial.




